Enfin !!!! J'ai trouvé un logement !!! Enfin je
vais pouvoir quitter la maison de ma mère pour avoir mon
propre chez moi, avec mes meubles et mes règles !!!
Bien-sûr, je parts en colocation, ce qui n'est pas ce que
j'ai toujours souhaité, mais bon, je parts avec mon homme et
mes 2 meilleurs potes. Bien-sûr au courant et prévenu
de mes problèmes alimentaires. Une longue discution pour
expliquer que je ne mangerais pas comme eux, jamais, que je peux me
mettre à pleurer parce que j'ai faim, mes saute d'humeur,
mes pulsions boulimique.... Ils s'en fiche, me disent qu'ils
m'apprécie tel que je suis et qu'ils ont conscience que
c'est une maladie... Du coup, la maison trouvé, nous
aménageons donc le 1er avril.... Je n'aurais plus internet
pendant quelques temps, le temps de mettre la ligne en route etc...
Ca va me manquer de surfer sur le web....
Avant de partir, je me suis fait un petit plaisir, 3
bouquins sur amazone. Sur l'anorexie bien-sur. Comme çi la
vivre ne me suffisait pas, il faut que je vive celle des autres par
"proccuration". Un truc que je ne comprendrais jamais. J'ai
toujours été intéresser par tout ce qui touche
les TCA, j'ai toujours besoin de lire, de regarder des
émissions en tout genre.... Au début pour comprendre
(sachant que lorsque je suis tombé "malade", le mot anorexie
n'avait jamais été prononcé à la
télé ou autre...) et aujourd'hui, je ne sais pas
vraiment, comme un besoin de comparaison, de savoir que je ne suis
pas vraiment anormal et que des autres souffrent et ont souffert
comme moi.... je n'aime pas cette façon de penser, mais bon,
il y a tant de chose que je n'aime pas chez moi... lolllll
Normalement, je devrais être en stage dans un foyer
pour enfant. J'ai tenu une journée à peine. Trop dur,
trop d'émotion à l'état brut, trop de douleur
dans le regard des enfants. Je lis leur dossier.... CHOC. Je lis
des horreurs, des sévices.... Je quitte la pièce en
larmes, à l'abris du regard des enfants. Je me refuse de
pleurer devant ceux qui devrait pleurer pour eux-même.
J'ai honte, mais abandonne mon stage, trop fragile
psychologiquement pour voir tant d'horreur. Certain critiqueront en
disant que le monde, ça n'est pas le pays des bisounours,
j'en suis consciente, merci, mais il est plus facile de dire, moi
je pourrais que de le faire. La preuve, si je ne me sentais pas
capable, je n'aurais pas choisis mon stage à cet endroit.
Hélàs, sur-estimation de mes capacités
à encaisser. Donc me voilà sans stage, donc dans le
"caca" pour être polie. Mais, étrangement, je m'en
fiche pour l'instant mais je me connais, j'angoisserai comme une
gamine le jour de la rentrée. Mais c'est vrai qu'en ce
momment, j'ai plus mon déménagement en tête
qu'autre chose. Et puis, cette putain de bouffe, qui m'obscede
à longueur de journée, me pourris la vie, l'estomac,
l'oesophage..... Marre de pouer la gerbe, de lutter, de pleurer, de
trembler d'angoisse dès que je passe dans la cuisine....
Cette vie est usante et pourtant, je ne veux pas la changer. Avec
du recul, je me plais dans ma merde même si je me plains
à longueur de temps ici. Il est vrai que je ne parle
absolument jamais de mes maux à personne, et qu'ici, c'est
mon seul exutoire. Mais je me plaind beaucoup trop à mon
gout... Encore un truc qui me déplait chez moi !!!! Avec du
recul, est-ce qu'il a quelque chose que j'aime chez moi ?????